En ce 1er janvier, les voeux fleurissent comme des pâquerettes au printemps. Nos journées seront jonchées de « Bonne année », » Le meilleur pour 2026″, sans oublier le grave et éloquent « Et surtout la santé ! » auquel nous ne manquerons pas de répondre sur un ton non moins grave et éloquent « Ah oui, la santé, c’est le plus important ! « .
Dès le 3 janvier, nous sortirons de chez nous en maugréant intérieurement contre cette tradition et toutes les personnes qui, à n’en pas douter, nous gratifieront de leurs voeux au cours de la journée (à moins que nous ne prenions les devants en distribuant comme un bonjour des bonne-année-surtout-la-santé à chaque individu croisé).
À la longue, c’est un peu lassant, c’est vrai, mais quand on pense à ce qui se passe, c’est à dire que des gens émettent le souhait que ceux qu’ils aiment, côtoient ou seulement croisent, soient heureux pour les 12 mois à venir, c’est plutôt chouette, non ?
Une parenthèse au coeur de nos échanges, parfois beaux, mais aussi hélas souvent teintés d’invectives, d’incompréhension, de désaccords. Accueillons donc avec enthousiasme ces mots que l’on nous adresse en cette année balbutiante même si on les entend pour la 300eme fois, même s’ils manquent d’originalité (mais au fond, n’est-il pas vrai que le plus important, c’est d’être en bonne santé ?), même s’ils sont prononcés à tout-va, qu’importe, ce sont des mots de sympathie que l’on reçoit, des fragments d’humanité.
Alors perpétuons la coutume : BONNE ANNÉE À TOUS.TES… et surtout LA SANTÉ (c’est le plus important*) !
*ton grave et éloquent, c’est vous qui voyez.
